CARPE DIEM

"Je m'en allai dans les bois parce que je voulais vivre sans hâte. Je voulais vivre intensément...Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas découvrir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu." H.D.THOREAU

14 novembre 2007

Tous les mots sont bons

Qui a dit que les sciences ne peuvent pas être poésie ?!
Lisez et vous verrez bien:

"MA MOLÉCULE ADORÉE,

De même que la lune est attirée par le soleil, je suis attiré par toi avec une ardeur universellement proportionnelle au carré de la distance qui nous sépare.

C'est une permutation circulaire que mon cœur dévie et tout s'annule en moi sauf la racine carrée de mon cœur.

C'est en vain que j'essaie d'oublier le jour où le rayon de tes yeux s'est réfracté sur les lentilles de mes sentiments, et je ne pense qu'à toi.

Tu es le lien géométrique de mes pensées, le sinus de mon cœur, la tangente de mon esprit, le point de concours de mes rêves, le point, d'inflexion de ma vie.

Il existe entre toi et moi, un intervalle qui n'admet pas de racine réelle et dont l'équation a pour inconnue l'infini.

Quand je considère le polynôme de ta force, je perds le centre de gravite, j'abandonne le principe de NEWTON.

Mon point de concours étant mon cœur, sa résultante prend mon cœur pour toi, vers toi. Il se lance comme une hyperbole vers l'infini, s'élève comme la phénoftalène qui rougit l'hydrate par un phénomène de feu.

Daigne accepter un baiser inoxydable dont l'intensité et la teneur spécifique ont pour coefficient sa charge électrique. La pression atmosphérique menace de faire rage jour et nuit et de soulever la soupape de ma timidité. Si j'étais une étoile, tu serais mon pôle Nord.

Fais la synthèse de mes pensées les plus stériles et en attendant les réactions chimiques, reçois mes sentiments calorifiques et mes baisers électromagnétiques.

Mathématiquement à toi, mon facteur aimé."

Posté par loubna_sc à 20:24 - Divers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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