14 novembre 2007
Tous les mots sont bons
Qui a dit que les sciences ne peuvent pas être poésie ?!
Lisez et vous verrez bien:
"MA MOLÉCULE ADORÉE,
De même que la lune est attirée par le soleil, je suis attiré par
toi avec une ardeur universellement proportionnelle au carré de la
distance qui nous sépare.
C'est une permutation circulaire que mon cœur dévie et tout s'annule en moi sauf la racine carrée de mon cœur.
C'est en vain que j'essaie d'oublier le jour où le rayon de tes yeux
s'est réfracté sur les lentilles de mes sentiments, et je ne pense qu'à
toi.
Tu es le lien géométrique de mes pensées, le sinus de mon cœur, la
tangente de mon esprit, le point de concours de mes rêves, le point,
d'inflexion de ma vie.
Il existe entre toi et moi, un intervalle qui n'admet pas de racine réelle et dont l'équation a pour inconnue l'infini.
Quand je considère le polynôme de ta force, je perds le centre de gravite, j'abandonne le principe de NEWTON.
Mon point de concours étant mon cœur, sa résultante prend mon cœur pour toi, vers toi. Il se lance comme une hyperbole vers
l'infini, s'élève comme la phénoftalène qui rougit l'hydrate par un
phénomène
de feu.
Daigne accepter un baiser inoxydable dont l'intensité et la teneur
spécifique ont pour coefficient sa charge électrique. La pression
atmosphérique menace de faire rage jour et nuit et de soulever la
soupape de ma timidité. Si j'étais une étoile, tu serais mon pôle Nord.
Fais la synthèse de mes pensées les plus stériles
et en attendant les réactions chimiques,
reçois mes sentiments calorifiques et mes baisers électromagnétiques.
Mathématiquement à toi, mon facteur aimé."